Khula man, le cœur ouvert © Théophile Johnson Agrandir l'image

Khula man, le cœur ouvert

Bouvier de yaks au Népal

RA03

Neuf

Collection Regard d'Ailleurs
Préface xx, postface xx,
104 p., illustré couleur, 24x27, avec rabats, ép. x mm, pds x g
Juin 2021, isbn 9782376490227, issn 2742-5495

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Village de Manang, Népal.

Sur les campements, souvent partagés par plusieurs bergers, les yaks sont mis en commun, mais l’individualité de chacun est maintenue et même cultivée. Comme en Mongolie et en Sibérie, ce fonctionnement résulte de la façon originale dont les bergers népalais construisent la relation avec leurs yaks. Des savoirs qui relèvent d’une très ancienne et très fine culture de la domestication propre à cette aire géographique. Comment les relations entre des êtres vivants issus d’espèces différentes se façonnent-elles ? Comment se stabilisent-elles dans le temps en dehors de procédés de domination évidents ? Au Népal, la qualité jugée indispensable pour devenir berger de yak est le khula man, littéralement, « le cœur ouvert ». Cette qualité morale s’acquiert au fil du temps via un ensemble de techniques dont le but n’est pas tant d’atteindre un produit fini que de parvenir à une juste relation entre humain et animal.

Dans le prolongement de ses premières recherches en anthropologie, et en parallèle de son travail de thèse sur les relations entre humains et non-humains au Népal, l’ethnologue et photographe Théophile Johnson nous propose un ensemble d’images documentées par une ethnographie précise de ce qui fait la force et la constance de l’association berger-yak-environnement.