L'homme au pliant de toile

L57

Neuf

Jean-Yves LENOIR

Il est né avec une chaise ; elle l'accompagne toute sa vie, se transformant peu à peu en pliant de toile…

Premières pages

Un livre de 144 pages au format 140x210 imprimé en noir sur bouffant ivoire 80 g, ép. 12 mm pds 185 g
Mai 2014 - isbn 9782914053761

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14,00 €

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L’homme au pliant de toile est un conte poétique en 22 chapitres (plus un prologue et un épilogue), qui se déroule dans la vallée de l’Indre, plus précisément à Villaines-les-Rochers. Le départ (prologue) ressemble à un conte africain où la nature est omniprésente, sauf qu’on est en Touraine. On est tantôt dans un récit (narrateur), tantôt dans la forme reportage (« sur les traces de… »), et le narrateur recueille alors des témoignages de personnages, tantôt dans du vécu (l’homme est là, bien vivant). On reconstitue ainsi comme un puzzle la vie d’un homme étrange, dans ses habitudes, son amour Lætitia, son penchant pour le théâtre… L’univers est toujours poétique, mais on a parfois des « leçons de choses » (le cycle de vie des hannetons, la scène agricole de battage), et des prétextes à évoquer des thèmes actuels (les Roms, les femmes battues, l’utilité de l’art…) ; quelques moments érotiques très poétiques viennent pimenter le conte.
On se demande parfois si les personnages principaux qui accompagnent l’homme au pliant de toile ne font pas partie de son théâtre intérieur : le Passant, l’Instituteur, le Souffleur (gardien d’immeuble), Lætitia… Il y a comme un conte à l’intérieur du conte.
L’homme au pliant de toile a cette capacité de pouvoir nous maintenir « juste en-dessous de la ligne » (celle qui sépare le concret de l’abstrait, le rêve de la réalité), de telle sorte qu’on est dans une vraie réalité, qu’on parle de lieux précis, connus, repérables (la Touraine), tout en baignant dans une atmosphère quasi surréaliste. L’ambiance qui se crée est extrêmement agréable, c’est celle de la poésie abstraite que nous aspirons à publier.
On notera la précision des mots, la connaissance que l’auteur possède des « choses de la nature » (règnes animal et végétal), et l’élégance avec laquelle il utilise cette connaissance, nous faisant passer alternativement au-dessus et en-dessous de la ligne.
En filigrane, le pliant de toile possède la teneur de l’objet symbolique qu’il appartient à chacun de décrypter (ou non) au regard de son propre ressenti, de son propre vécu, avec toute la richesse qu’on peut en tirer…

LA PRESSE EN PARLE

LE BABILLARD, chronique de Maëlle Levacher, 14 avril 2017