Comme une mandarine

L06

Neuf

au printemps les requins saignent sur la banquise
ils sont mous et lisent
des revues militaires…

Premières pages

Un livre de 90 pages au format 150x150 imprimé en noir sur offset ivoire 90 g, dessins et collages de l'auteur, ép. 8 mm, pds 130 g
Décembre 2003 - isbn 9782914053211

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10,00 €

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" Tel le fruit qui s’ouvre en corolle, révélant ses sucs et ses transparences, Mandarine offre les mots charnus, charnels, des poèmes de Bruno Msika. Mots triturés et malaxés par jeu fervent – qui s’aimantibulent à frôler le surréalisme –, où l’amour, le secret blanc de nuit, sous sa robe glisse ses errances effilochées, où passe un homme-chien à la voix tonnertifiante comme une grotte, tandis que les chats – bien sûr – saisissent les vers au vol avant de… s’envoler vers un cosmos ici pluriel. Couler dans l’oubli des mondes… Mais non sans avoir révélé de saisissants regards dans des collages tels ces Découpages glacés sur météorite, appuyé de dessins et de gouaches l’admirable absurdité qu’est l’existence, sauvée peut-être par les larmes qui sont dons d’or jaillissant. Très exactement comme chacune de ces pages. "

Laurence Michel (Pourtours magazine)