Pastoralismes et aléas climatiques

RP09

Neuf

Huitièmes Rencontres internationales et Festival du Film Pastoralisme et Grands Espaces 2008…

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Des yourtes d’éleveurs mongols chassés par le froid en périphérie d’Oulan Bator, aux tentes berbères de la banlieue d’Oujda abritant des familles d’éleveurs repoussées par la sécheresse, en passant par des Peuls Wodaabe sans troupeau aux abords des grandes villes du Niger, ou des Peuls du Ferlo commerçant à St Louis ou Dakar par défaut de survie au village ; tous sont des « réfugiés climatiques » évincés par la difficulté à nourrir leurs troupeaux et victimes d’un engrenage qui aboutit à l’exode : mobilité nouvelle du bétail à marche forcée, déstockage à vil prix d’une partie du troupeau pour nourrir les bêtes restantes… la sécheresse qui persiste… l’herbe qui ne vient pas… C’est alors la perte de l’outil de travail, de l’objet des préoccupations quotidiennes, de la culture familiale et sociale ; et, pour finir, l’exode sans troupeau : la peine et le déshonneur au sein du clan, de la tribu, du village…
D’où viennent ces excès climatiques à répétition dans le monde pastoral ? D’est en ouest, du nord au sud, de l’Asie centrale au Sahel, de la Méditerranée au Sahara, on a l’habitude des caprices de la météo, et « on est bien obligé de s’adapter » ; mais parfois les conditions sont si dures…